15 mars 2011

Interview avec Lauren Oliver



A l'occasion de sa séance dédicace à Lyon le 12 mars dernier, Lauren Oliver a accepté de répondre à quelques questions! Voici mon interview. 

[Ingrid reads.] D’où vous est venue cette idée de maladie ?

[De ce que je me souviens, n’ayant pas eu tout de suite l’idée d’enregistrer l’interview] 
[Lauren Oliver] Ah oui. Je me suis inspirée de la réalité. A l’époque il y avait cette panique avec la « swan flu » (Ir : la grippe A) et tout le monde voulait se protéger de ce virus. Et j’ai trouvé ça incroyable, tout ce monde qui devenait fou. 
Non, attendez, je courrais et cette idée m’est venue, avec ce virus et ce que certains pensent de l’amour – qui nous empêche d’accomplir certains actes - je suis vite rentré chez moi pour écrire et voilà, j’avais déjà un chapitre (Ir : ou peut-être trois, ma mémoire me joue des tours). En fait, il y a un auteur que j’aime beaucoup, c’est mon préféré : Gabriel García Márquez. Il utilise beaucoup les thèmes de la mort et de l’amour. En fait, ça correspond bien aux deux livres que j’ai écris (rires). Le dernier jour de ma vie, c’est une fille qui est morte. Dans Delirium, l’amour est une maladie et est au centre de l’histoire.

[Ir] Combien de temps avez-vous mis pour écrire ce premier tome ?

[LO] Pour tous mes romans ça prend à peu près 8 mois pour faire « a draft » (Ir : une ébauche), à peu près quatre mois pour faire les révisions, alors un an.

[Ir] J’ai remarqué que dans votre livre, à chaque début de chapitre, vous écrivez des passages du Book of Shhh (Le Livre des Trois S en français), pensez-vous écrire un « companion book » (un livre annexe à la saga si vous voulez)?

[LO] Oui, j’aimerais bien faire quelque chose comme ça. En fait il va falloir trouver le temps, mais oui j’adorerais faire le Book of Shhh. Beaucoup de monde m’a demandé de faire quelque chose comme ça. Je crois que ce serait important, non pas que pour le Book of Shhh: c'est qu'il y a d’autres événements, d’autres histoires que je n’avais vraiment pas le temps d’approfondir et j’aimerai bien faire comme un companion ou juste faire un truc online, complet. Oui qui soit libre, gratuit, où on peut facilement accéder. Donc je ne sais pas.

[Ir] Par exemple d’où vient l’histoire des Invalids.

[LO] Oui, exactement. Mais il y a encore deux livres ! (rires) Il y a un monde entier complexe, c'est fait exprès, c’est pour ça que je vais aussi écrire un deuxième et un troisième livre, parce que franchement je ne pouvais pas aborder ce sujet intéressant.

[Ir] Avez-vous lu d’autres livres sur le thème de la dystopie?

[LO] Oui bien sûr, Hunger Games que j’aime beaucoup, mais d'autres, non pas encore. J’entends fréquemment la question : pourquoi tu as décidé d’écrire une dystopie? (rires) et ce qui est intéressant c’est que moi j’avais dû entendre ce mot peut-être une fois dans ma vie. Et après avoir remis mon histoire, ce sont les éditeurs qui donnent le titre de dystopie.
Non, ce n'est pas vrai, j’ai lu ce livre et j’ai lu aussi Handmaid’s Tale (Ir : La Servante écarlate), c’est un roman adulte qui a été publié il y a vingt ans, c’est très très très beau. C’est de Margaret Atwood. Donc oui. Mais je préfère les dystopie aux vampires (rires).

[Ir] Il y a tellement de vampires que ça fait du bien de sortir de ce thème là.
[LO] Oui (sourire).

[Ir] Le livre m’a un peu fait penser à Scott Westerfeld... (désolé, j’avais lu Pretties juste avant Delirium et j’ai trouvé des similitudes).

[LO] Oui, oui je vois. Plusieurs personnes m’en ont parlé. Mais j’aime bien Scott Westerfeld. En fait j’ai lu son livre avec un genre de vampire mais très différents (Ir : V-Virus je suppose), mais ça fait longtemps. Mais j’aime les vampires.

[Ir] Quelle est votre couleur préférée ?

[LO] Noir.

[Ir] Noir ? Ce n’est ni le bleu, ni le gris ?

[LO] Non (rires). Oui, un peu, je dirais noir et gris. En fait ça (elle montre ses habits) se sont les seules couleurs que j’ai à porter. Uniquement le gris et le noir.

[Ir] Combien de langues parlez-vous ?

[LO] Deux, et même pas deux (rires). Anglais et un petit peu le français. Ça reste oui. La dernière fois que j’étais à Paris, je me suis souvenue du mot poignet, et tout à coup, tous les mots pour le corps me sont revenus : genou, lèvres, coude…(rires).

[Ir] Si vous étiez Hana, ou une des amies de Lena, la suivriez-vous dans son aventure ou resteriez-vous en ville ?

[Petit Spoiler si vous n'avez pas lu le livre]
[LO] Je dirais… j’aimerais être capable de dire « ba oui je partirai »… C’est vraiment une question difficile, parce qu’on peut dire que tu vis dans une société où tu es imprégnée, que certaines personnes sont mauvaises, que vraiment tu as envie de rompre tous ces liens. En fait Lena n’a pas autant de lien qu’Hana. Hana a un futur là-bas qui est vraiment... sa famille est riche, elle va se marier avec le fils d’un homme important. Pour Lena ce n'est pas du tout comme ça, donc ça lui permet un petit peu plus d’être « rebellious » (Ir: rebelle).
Franchement, j’aimerais dire que oui, que je serai quelqu’un qui, pour suivre l’amour, partirai. Mais tu es attachée à des personnes intelligentes, il y a ceux qui t’ont enseigné certaines choses, qui te disent de croire à un certain dieu. C’est ce que tout le monde fait, c’est ce qu’on te dit, je ne sais pas.
Moi par exemple, je ne pourrais pas partir et laisser ma sœur, mais en même temps ils perdent des sentiments après la procédure, comme Lena avec sa sœur, ce n’est plus pareil, après. Et toi tu ferais quoi ?

[Ir] Euh… si s’était Alex, peut-être que oui ! (rires)

[LO] Pour Alex oui, pour mon copain non (rires).

[Ir] Vous-êtes vous inspirée de personnes de votre entourage dans le livre ?

[LO] Oui oui oui. En fait dans tous les romans, je crois que les personnages que j’écris s'en inspirent, sinon tu ne les comprends pas, mais en même temps, oui, il faut toujours regarder, rechercher des gens dans notre entourage parce que sinon tes personnages ne sont pas réels. On écrit sur ce qu’on connait, mais ce n’est pas comme si je prenais quelqu’un dans ma vraie vie et je le mettais directement. Ça devient un rythme pour tout écrivain, tout est réfléchit. 

[Ir] On retrouve des similitudes mais tout est différent.

[LO] Oui.

Et bien merci !
Merci beaucoup !!!
C’était un plaisir !  Bonne journée et bonne tournée en France ! Au revoir [...]

Alors votre avis? Vous allez rencontrer l'auteur bientôt? Dites-moi tout!

4 commentaires:

  1. Super interview Ingrid !! Quelle chanceuse !! Cette auteur a vraiment l'air adorable et super rigolote !!

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  2. :OOO Elle a l'air super sympa Lauren Oliver !
    J'ai vu aussi la vidéo de toi qu'a publié Francesca sur son blog, Lauren parle super bien français :D

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  3. Très bonne interview, intéressante à lire !
    Lauren a l'air d'être une femme très gentille et abordable.
    Arg, j'adorerais pouvoir la rencontrer un jour !!!

    Merci en tout cas pour cet article ^^

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