7 juillet 2015

Quotidien #3 Clichés et préjugés


Chaque métier fait l'objet de préjugés, d'idées préconçues, de clichés et le métier de traducteur n’échappe pas à la règle. Cet article présente trois situations courantes auxquelles j’ai été confrontée depuis que j’ai commencé à faire des études dans le domaine de la traduction et surtout lorsque je me suis mise à mon compte. Riez ou pleurez, c’est comme vous voulez, mais surtout n’oubliez pas de commenter !


1) Le français, c’est évident !

Ça y est. Nous y voilà. Nous commençons nos premiers vrais emplois et parlons logement, argent, famille et tout le toutim. « Tu travailles dans quoi ? » ou « Tu fais quoi maintenant ? ». Je réponds fièrement que je suis traductrice et interprète en tant qu’auto-entrepreneur. Sourires, approbations, exclamations. « Quelles langues ? ». « Anglais-espagnol-français ». « Ba oui le français, évidemment » (rires). Je suis un peu gênée, car même si en interprétation je pourrais être amenée à traduire uniquement de l’anglais vers l’espagnol et vice versa, le français est la langue principale et essentielle de mes combinaisons linguistiques. Tout bon traducteur traduit toujours vers sa langue maternelle, soit le français dans mon cas. Il me semble évident de le citer, non ? Je suis peut-être trop attachée à l’image du traducteur dans la profession et ai du mal à la voir à travers les yeux des autres…

2) Un beau métier

« Cool tu vas pouvoir traduire des diplômes ! », « Excellent, tu vas travailler pour la Commission européenne ? ». Merci je suis flattée, vous croyez en mes capacités. Oui, je traduis du juridique. Peut-être que j’envisage de faire de la traduction assermentée. Non, la traduction ne se résume pas qu’à ça. Je me concentre plus sur la traduction littéraire, touristique… Je vous invite à aller voir mon site pour plus d’informations sur mes services.

3) Madame je-sais-tout

Comme je l'ai précisé dans le 1), parfois on me demande quelles sont mes langues de travail. Et très souvent, c'est la seule question que l'on me pose, car j'ai l'impression, ou du moins je suis sûre, que ces personnes-là pensent que je peux tout traduire : tous les mots, dans n'importe quel domaine, dans toutes mes combinaisons linguistiques, tout, tout, tout, tout de suite. Alors vous qui lisez ces lignes, attention. Un traducteur n'est pas un dictionnaire ambulant, il est également spécialisé dans un domaine donc ne pourra pas forcément répondre à votre demande, et surtout, il traduit TOUJOURS vers sa langue maternelle mais peut, s'il le souhaite, utiliser ses autres langues de travail lors de missions d'interprétation.


Cet article vous a plu ? N'hésitez pas à laisser en commentaire toute question relative au métier de traducteur ou partager vos propres expériences !

2 commentaires:

  1. Sympa cet article! J'aime bien ta façon d'écrire et les précisions concernant ton métier. Je te lirai c'est sûr! Bonne continuation :)

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    1. Je te remercie pour ton commentaire et espère que les prochains articles te plairont ! À bientôt ;)

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