21 juillet 2015

Quotidien #4 Elle a dit... NON

Chaque jour on sélectionne ce qui nous est indispensable, on établit des priorités pour ne pas être submergé. Cela s'applique également à la profession, et dans mon cas, à la traduction. L'une des actions les plus difficiles et pourtant essentielle au bon fonctionnement de mon activité est de savoir dire non.


Lorsque l'on débute, il est difficile de refuser un projet. On a besoin d'argent et les clients se comptent à peine sur une main. Cependant il est primordial de ne pas se faire exploiter et de décider si oui ou non on est capable de prendre en charge telle ou telle traduction. Non seulement on gagne en crédibilité et en respect, auprès des clients et des collègues, mais aussi en efficacité, par rapport aux spécialisations définies dès le départ.

Exemples

Il m'est arrivé parfois d'accepter des traductions ou des relectures en urgence car j'étais disponible et me sentais capable de le faire - quelques fois j'arrivais à obtenir une petite augmentation étant donné la nature du projet. Mais ce n'est pas tout le temps le cas.

Parfois on va me proposer un projet de nature
« technique », car c'est ce que je propose comme spécialité sur mon site, mais on va me demander de traduire un manuel d'une machine, hors les exemples que je donne ne correspondent pas.

D'autres fois on va me proposer un document Word, avec seulement du texte, qui ne fait que 2-3 pages et qui doit être traduit
« pour hier ». Oui mais attention, ce n'est pas parce qu'un texte ne fait QUE 2-3 pages que je vais vite traduire. Pensez qu'il faut faire des recherches, que le texte peut être compliqué et qu'il faut le relire, entre autres.

Conclusion

Il faut donc être capable de dire NON à des projets si on n'a pas le temps, s'ils ne correspondent pas aux spécialités, si le délai est trop court, si on est rebuté par les fautes du texte source et on n'a qu'une envie, renvoyer un texte bourré de fautes (bien sûr, ça ne se fait jamais !). En clair, le client tout comme le traducteur doivent être en mesure de comprendre le fonctionnement de chacune des parties afin d’obtenir une bonne traduction (temps, domaine, capacités etc.) et collaborer dans les meilleures conditions possibles.

Risques

Tous les traducteurs à leur compte, y compris moi, avons peur de ne pas être recontactés. En refusant un projet, on prend le risque de ne plus en recevoir de tel ou tel client. Cela arrive parfois, mais heureusement pas tout le temps. Je pense que travailler régulièrement avec une agence permet d'avoir un revenu de base et plutôt que de traiter avec des personnes qui ne me permettent pas de travailler dans de bonnes conditions, je pense qu'il est utile d'utiliser ce temps pour trouver d'autres clients !

 
Chers lecteurs et traducteurs, pesez le pour et le contre, prenez des décisions fermes et ne regrettez jamais votre décision !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Merci de prendre le temps d'écrire un petit commentaire :)