6 janvier 2016

Terme (anglais) de la semaine 1



Pour inaugurer cette section, que vous avez été nombreux à me demander dans le formulaire, je vais faire fort et commencer par l'un des mots les plus difficiles à traduire : « FUCK ».


J’entends déjà ceux qui regardent des films et des séries en version originale sous-titrée en français (ci-après « VOSTFR ») et qui disent « fastooooche ». Moi aussi je regarde des émissions en VOSTFR, et parfois, je ri tellement les traductions sont pourries. Mais là n’est pas le sujet. Je veux juste vous faire remarquer que sa traduction pose souvent problème et que de ce fait, il est essentiel que nous nous penchions dessus.

« fuck » est un terme anglais vulgaire, que les anglophones utilisent à tout va (il est utilisé plus de 569 fois dans le film Le Loup de Wall Street !) : verbe, nom commun, adjectif, il prend toutes les formes, ou presque, et exprime plusieurs sentiments. « fucking job », « what the fuck? » ou encore « fuck you ». Pour ne pas vous choquer, cher(ère) lecteur(rice), je ne traduirai pas ces termes. Je voulais juste donner des exemples.

Pour en savoir plus sur l’origine du terme et son usage, je vous invite à visiter ces liens :
Wikipédia (pas bieeeen)
HuffingtonPost (un peu mieux)
Urban Dictionary (trop cool)

Le mot anglais que je préfère a quatre lettres.
Love ? Non, ça finit par K. F... Fork ? Non ! F***.

Après ce petit détour historique et grammatical, venons-en au vif du sujet : la traduction. Si certains anglophones ont plus tendance à utiliser « f-word » ou « f*** » au lieu du mot complet, d’autres n’hésite pas à utiliser « fuck ».

Alors comment traduire ce terme vulgaire en français ? Nous, les Français, qui sommes bien élevés, qui avons la classe, qui ne jurons jamais ? Bien sûr que si nous jurons, mais nous n’aimons pas écrire de gros mots (certains décident même de ne pas les traduire du tout !). Du moins c’est la consigne * * . Et c’est plus joli, il faut avouer. Alors oui je me suis emballée quand j’ai parlé de séries et de films. Il est vrai qu’à l’oral on peut se permettre de le dire/l’écrire. Du moins c’est mon avis.


Mais qu’en est-il dans la littérature ? Pour illustrer mes propos, je vais prendre l’exemple d’un texte que j’ai traduit récemment. Sans trop en dévoiler, une jeune femme discute avec une célébrité et la vouvoie. C’est alors que sous l’effet de la colère (et probablement de la fatigue) elle utilise le mot « fuck » :
[Célébrité] ‘Now, isn’t that already a bit better?’
[Jeune femme] ‘Of course it fucking isn’t!’

Alors non, je ne peux pas mettre « putain » ici. C’est trop vulgaire et ça choquerait trop la célébrité, qui est classe et a de bonnes manières. Du moins c’est mon avis compte tenu du contexte et du langage utilisé. Et sans consigne du client, on peut choisir. Il faut donc trouver des synonymes ou expressions similaires. « merde », « fait chier », « crotte », « bon sang », « bordel ».

C’est ce dernier terme que j’ai employé. C’est vulgaire mais pas trop. On ressent l’agacement sans pour autant choquer. On l’emploie souvent dans le langage courant, et ce depuis plusieurs années, et ça correspond au lecteur visé (un adulte et plus précisément une femme).
J’apprécie beaucoup « bon sang » aussi, expression que je n’ai trouvée qu’après avoir rendu ma traduction. Il rappelle les « nom de Dieu » souvent utilisés dans le texte, et ce n’est pas choquant. Ça irait pour un plus jeune public. On ressent l’agacement et ça reste sobre, mais... est-ce que ça correspond vraiment à une jeune Anglaise de la banlieue du Grand Londres ?


La parole est maintenant à vous ! Que pensez-vous de mon choix ? Qu’auriez-vous mis à ma place ?
Avez-vous des remarques sur cet article ? Avez-vous aimé ? pas aimé ? Qu’aimeriez-vous lire ?

F...IN
« L’insulte est déjà soumise à diverses interprétations, culturelles et sociales, dans sa langue d’origine, et dans sa traduction, l’insulte peut, pour des raisons de pudeur ou de bienséance, se substituer à une autre, réputée moins crue ou moins violente. » *
 

2 janvier 2016

Lectures du mois (6) Décembre 2015


Le mois de décembre a été, comment dire... pitoyable. J'ai eu le temps de lire mais j'ai préféré faire d'autres activités. Et puis il faut dire que le seul livre que j'ai entièrement lu ce mois-ci c'était pendant la première moitié de décembre. J'ai continué avec My True Love Gave To Me, que j'espère vous présenter en janvier, mais je n'ai pas accroché au début. Ensuite sont venues les fêtes de fin d'année... Aller, on repartira du bon pied l'année prochaine !
 

Les crevettes ont le cœur dans la tête : Journal sexy d'une trentenaire de Marion Michau ☆☆☆☆
C'est en lisant un article dans un magazine que j'ai eu envie d'acheter ce roman. Il était décrit comme drôle, mordant, sexy... Et je n'ai pas été déçue. Même si je ne me reconnaissais pas dans le personnage principal - qui enchaîne les conquêtes, aime sortir, même tard le soir, aime faire la fête, voit plus souvent ses amis que sa famille - j'ai adoré suivre ses aventures. Parfois j'en ai tellement ri que les gens dans le train me regardaient... Le style de l'auteure est vraiment sympa : c'est léger et ça se lit aussi vite qu'on avale une cuillère de Nutella. On parle d'amour, d'amitié, de sexe, bref je recommande ce livre à toutes les femmes (et hommes si vous aimez vous plongez dans la tête d'une femme hahaha (oui, ça peut être très instructif)). J'arrête là l'utilisation excessive des parenthèses et vous laisse apprécier la photo de ma rencontre avec l'auteure lors du Salon du livre et de la presse jeunesse de Paris 2015.
 
 
 
Et vous, qu'avez-vous lu en décembre ? Rendez-vous en 2016 pour la suite !