5 juin 2013

[Chronique] L'Art de la Paresse - Marc Lemonier

Lecture en français
Paru le : 13 mai 2009
Lecteur: +13
Genre : Guide
Saga?: Non
Nombre de pages: 224
Éditeur: City Editions
L'auteur:

Résumé: 
Qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de vous... La paresse n'est pourtant plus guère à la mode en ces temps de " travailler plus pour gagner plus ". Pourtant, c'est une véritable manière de concevoir la vie. Un art subtil, riche en nuances et variétés. Grâce à ce livre indispensable, vous saurez comment réussir une sieste parfaite, construire un hamac sans se fatiguer ou paresser au bureau en faisant croire que vous travaillez dur... Et pour vous rassurer de ne rien faire, vous apprendrez que vous n'êtes pas seul, que la paresse fut primordiale dans l'histoire de la littérature, des arts, de la philosophie, voire dans l'évolution du monde animal... Sur les traces du loir et du paresseux, des Pieds Nickelés et de Lafargue, de Jules Renard et Jacques Tati, entrez dans le monde des adeptes de la douceur de vivre...

Le livre de chevet des adeptes de l'Art de la Paresse

Mon avis:

    Ce livre est une pure merveille. Ma bible. Paresseuse dans l’âme, je me suis retrouvée dans la majorité des signes distinctifs. Je dis majorité, car certaines pages listaient les extrêmes tels que les glandeurs et les paresseux absolus et bon, je n’en suis pas encore là !

    Tout me plaît, du sommaire et préambule à la conclusion et postface. Il n’y a pas une page où l’auteur ne nous fait pas rire. Tous les chapitres sont bourrés de phrases drôles, que se soient des faits relatés ou des clins d’œil de la part de l’auteur. Le livre est partagé en plusieurs chapitres : La grosse fatigue, La paraisse condamnée, La paresse historique, Les paresseux, La paresse scolaire, La paresse professionnelle, La paresse urbaine, La paresse domestique, La paresse rurale, La paresse balnéaire, La sieste, La paresse utile… L’auteur dissocie aussi sept familles de paresseux : les paresseux refoulés, les glandeurs, les bulleurs, les adeptes du farniente, les paresseux absolus, les libertaires et les paresseux ordinaires (ce dernier représenterai la majorité des paresseux selon lui). Ce qui est drôle c’est que l’on utilise parfois ces mots à tort et à travers… Pour avoir plus de détails, je vous conseille cet excellent livre.


    Tout commence avec l’histoire de la paresse. Car être paresseux remonterai à la Création ! M. Lemonier ne lésine pas sur les exemples remontant à la nuit des temps et donne des noms de personnes célèbres ayant eu un rapport avec le sujet du livre. Je trouve ça très bien de donner autant de références pour appuyer ses arguments ainsi que pour donner envie au lecteur d’aller plus loin – à la fois dans son livre et sur le sujet à travers d’autres œuvres. Pour cela il cite Winston Churchill, entre autres, ou écrit « Nos maîtres » après chaque sous-partie en citant des philosophes, des poètes voire même des hommes politiques !

    M. Lemonier liste aussi à la fois les différentes formes de paresses mais aussi leurs limites. Il donne des conseils, des idées pour ne rien faire, comme paresser au musée par exemple, ou se la couler douce au bureau. Toujours sur le ton humoristique qui parfois paraît devenir sérieux. Souvent, il fini des paragraphes sur « Que retenir de la leçon ? » et propose au lecteur de suivre ou non ce qui est écrit. Attention, ce livre n’influence en rien et n’est pas à prendre au pied de la lettre si vous doutez, seulement rire un bon coup en lisant quelques vérités !

    S’il y a bien une partie que j’ai retenu et donc fortement apprécié (parmi tous les sujets intéressants que j’ai apprécié), ce sont les paragraphes sur « Rêvasser » et « Méditer ». Cela m’arrive tout le temps, et le plus, c’est que ça me rassure car : « de grandes découvertes se sont faites ainsi » (p.212). Prenez Newton par exemple. Il se la coulait douce sous un arbre lorsqu’une pomme est tombée et… la théorie de la gravitation universelle est née ! Je suis donc capable de bien des trouvailles et merveilleuses créations héhé.

    Enfin, la relation paresse/travail est très souvent citée, une bonne chose d’ailleurs. Comme le dit l’auteur de cet ouvrage, quand on pense à la paresse on se dit que c’est l’absence de travail, or s’il n’y avait pas de travail, il n’y aurait pas de paresse. Je vais reformuler. On croit que la paresse n’implique pas le travail mais il n’y aurait pas de paresse sans travail. Mieux ? Bref, tout ça pour dire que tous les deux sont très liés, sont indissociables. Pour en savoir plus, courez vite vous procurer L’Art de la Paresse ! C’est à lire a-bso-lu-ment !


Une des pages que j’ai pris en photo pour m’avoir fait bien rire et m’avoir instruite :




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