23 juin 2015

Quotidien #2 Quand perfection rime avec traduction


Il y a quelques jours, une bloggeuse que je suis publiait un article sur son comportement maniaque vis-à-vis de l’état des livres. J’ai trouvé le contenu drôle, à la fois par la manière dont elle relate les problèmes mais aussi parce que je me reconnais parfaitement dans ces situations :

1) L’horrible coin corné : malheureusement ça arrive souvent quand on reçoit un livre par courrier. Je suis triste qu'il ne soit pas parfait et pleure quand je le vois sur mon étagère...

2) Le plastique qui se décolle : surtout sur le livre en cours de lecture que l’on trimballe de partout. Une bonne excuse pour un acheter un autre, non ?

3) La trace d’imprimerie : sur la couverture ou en plein milieu d’une page, ça gâche tout ! Mon livre doit être parfait, vous comprenez ?

4) Le dos « ridé » : aaaah ça gâche toute la bibliothèque ! Aller hop, je le planque dans la rangée arrière…


En général je suis archi maniaque, comme vous l’aurez compris, surtout avec les livres que je considère comme mes bébés (au secours). C’est ainsi que j’ai eu l’idée d’écrire cet article et de partager avec vous, à l’image de chacun des quatre points précédents, quatre de mes petites manies concernant la traduction :

1) La mise en page : parce qu’il faut faire attention aux en-têtes et aux bas de pages et à la police pour qu’ils soient conformes au(s) texte(s) source(s), je regarde, une fois, deux fois, trois fois et à la toute fin que tout soit en ordre, pas de saut, pas d’espace en trop, les bons retours à la ligne etc. Parfois j’ai l’impression de passer plus de temps au rendu visuel final qu’à la traduction même !

2) La formulation : est-ce que je dois rester collée au texte ou essayer une autre tournure plus fluide ? Si je traduis littéralement il se peut que ce ne soit pas assez et si je traduis avec d’autres mots je risquerais de perdre un peu le sens ou le jeu de mots s’il y en a un. Il faut faire un choix et ce n’est pas toujours facile ! Alors des fois je dis à haute voix pour voir « si c’est français », je demande autour de moi « Tu dirais machin-truc-chose ? », je regarde sur le net… Beaucoup de réflexion et de recherches donc !

3) Les défauts : parfois le client envoie des textes bourrés de fautes ou avec quelques oublis et je suis tellement emballée par le domaine et le contenu que je n’y ai pas fait pas attention avant d’accepter le projet, ce qui fait que je m’écorche les yeux, pardon j’y vais un peu fort, je rouspète tout au long de ma traduction et me demande qui a bien pu pondre ça. Bon, je comprends que des fois, le client est aussi juste niveau temps pour la rédaction de son document alors il l’envoie rapidement en traduction et le relit entre-temps (je pense). Bref, en quoi je suis maniaque là ? La grammaire, l’orthographe, la conjugaison, le sens et tout ce qui touche à la perfection…

4) Le retour du relecteur : quand j’envoie le texte en relecture, je suis fière de mon travail. Le texte est mon bébé, j’y ai mis tout mon temps et mon énergie. Pour moi rien n’est à reprendre. Et là, bim. Le relecteur à quelques questions sur le vocabulaire, la tournure de mes phrases et corrige quelques erreurs. Sans me vanter, il n’y a pas beaucoup d’erreurs en général ! Donc bon, on s’accorde sur tel ou tel point et le texte final est sacrément bon !


Pour conclure, je suis maniaque. Qui dit maniaque, dit personne qui veut atteindre et/ou atteint la perfection. Je suis sûre que vous recherchez une personne sérieuse et rigoureuse dans son travail. Et puis, même si je fais des fautes, ce qui arrive à tout le monde, sachez que la relecture est indispensable et n’affecte en rien la qualité du traducteur. Oui, tout bon traducteur doit être relu. Et je propose également ce service. Alors n’hésitez pas à me contacter pour la traduction/relecture/révision de vos documents.

9 juin 2015

Quotidien #1 La bonne petite ménagère travaille


Quand on est une traductrice qui vient de débuter comme moi et qu’on n’a pas beaucoup de boulot, malheureusement, on doit se trouver des occupations : donner des cours de langues en parallèle pour gagner quelques sous ou faire les magasins pour dépenser ces quelques sous. À chacun son truc. L’idéal serait de prospecter, rester visible et active sur la toile, ne surtout pas baisser les bras et relancer les clients déjà existants pour avoir d’autres projets. Cependant, parfois on préfère simplement rester chez soi et regarder la télévision. En pyjama. Et manger devant. STOP ! Ou pas… Parfois regarder des séries à ses heures perdues peut être bénéfique. « ELLE EST FOLLE ! » Non, laissez-moi vous expliquer.


     Tous les jours L’autre jour, je regardais une de mes séries fétiches, Desperate Housewives, actuellement rediffusée sur la chaîne Téva. Je riais à gorge déployée aux situations cocasses et pleurais devant les scènes émouvantes, comme je l’avais fait la première fois que j’avais visionné la série il y a quelques années. Ma situation personnelle et professionnelle actuelle étant différente, maintenant je vois la série sous un tout nouvel angle (je serais aussi femme au foyer travaillant à son compte), même si je ris et pleure devant les mêmes scènes. Revoir ces épisodes m’a reboosté et donné l’idée d’écrire cet article et de partager avec vous les cinq points qui, selon moi, relient Desperate Housewives à ma réalité et me font me poser la question suivante : qu’est-ce que réussir sa vie ?

     Oui, Desperate Housewives a un lien avec ma vie professionnelle, donc avec la traduction, et a un impact dans ma vie personnelle. Je me retrouve dans les scènes, dans chacun des personnages, je réapprends à aimer et à chérir ceux qui m’entourent (sortez les mouchoirs) ; la série me donne également de l’espoir, me guide et m’encourage à poursuivre dans ma voie. Certes, toutes les séries peuvent avoir un impact sur une personne, comme ce fut le cas pour moi avec Rory de Gilmore Girls et ses mauvais choix ou avec les jeunes de One Tree Hill et l’importance de l’amitié et du cercle familial, de notre carrière professionnel et de l’étude de nos forces et nos faiblesses pour donner le meilleur de nous-mêmes, mais Desperate Housewives, plus particulièrement, m’a récemment ouvert les yeux sur cette nouvelle étape de ma vie : mes débuts en tant qu’auto-entrepreneur et ma liberté en tant que jeune adulte qui prend son envol.



     Avant de citer les différents points, je vais rapidement résumer la série pour que vous ayez une meilleure idée du rapport entre celle-ci, ma vie et la traduction. Ceux qui la connaissent déjà peuvent sauter le paragraphe suivant. Attention, je risque de dévoiler certains contenus des dernières saisons pour ceux qui ne l’auraient pas vue.

     Desperate Housewives met en scène la vie quotidienne de quatre femmes à Wisteria Lane, une banlieue chic de Fairview : Susan Mayer, l’artiste, Lynette Scavo, la bosseuse et mère d’une famille nombreuse, Bree Van de Kamp, la chic et maniaque, et Gabrielle Solis, la bomba latina. Elles vivent et élèvent leurs enfants dans ce quartier résidentiel où se mêlent drame et humour. La série commence le jour où Mary Alice Young, une amie très proche, se suicide et commente depuis l’autre côté le quotidien de ses amies. Au fil des saisons, d'autres femmes désespérées vont se joindre à elles telles qu’Edie Britt, la croqueuse d'hommes manipulatrice, Katherine Mayfair, la deuxième sulfureuse rousse du groupe, et Renee Perry, l’amie de longue date de Lynette et riche divorcée. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à cliquer sur ce lien, celui-ci ou celui-là, ou encore de regarder la série prochainement.



     Entrons dans le vif du sujet. Voici en 5 points comment Desperate Housewives m’inspire :


1) La famille et les amis, toujours là
 

     
     Comme dans la série, les amis et la famille sont un pilier pour mon équilibre.

     Les premiers me permettent de me changer les idées. Avec eux je sors, je parle, je fais du sport, bref je me socialise. Bon, nous ne faisons pas de partie de poker aussi souvent – je suis nulle à ce jeu – mais je ne dis pas non à une après-midi commérages. On se soutien également dans les moments difficiles, du genre quand on n’a pas de boulot ou qu’on vient de perdre un proche, ça les Housewives connaissent bien ; et on fête nos petites victoires et réussites du genre quand on a notre diplôme ou qu’on vient de lancer un nouveau gros projet – avec verre de vin ou limonade ?

     Les membres de ma famille m’apportent amour et soutien. Ils m’encouragent à donner le meilleur de moi-même, me proposent des solutions pour avancer dans la vie, que ce soit au niveau personnel ou professionnel. Tous les parents dans la série le font aussi, quoique Gabby a un peu de mal… Au contraire, Susan s’est très bien débrouillée avec Julie, qui malgré quelques petites erreurs, a pris son envol et va de l’avant. L’éducation est donc centrale, nous le savons tous.

     Ces liens affectifs créent une balance dans ma vie. Avec eux je peux me reposer et changer d’air. Je peux également trouver du boulot ! Vous voyez, Lynette a travaillé dans la publicité, a été le bras droit d’un patron d’une grande entreprise, est restée mère au foyer par la suite – vu le nombre d’enfants, tu m’étonnes ! – puis elle a monté un restaurant avec son mari, a travaillé avec Carlos par la suite, a monté avec son amie de fac, Renee, une entreprise de décoration intérieure après la naissance de son dernier enfant et enfin lorsque Katherine Mayfair est de retour à Wisteria Lane elle se voit proposer un nouveau travail à New-York. Comme quoi on peut se faire des contacts professionnels grâce à notre entourage et se faire un bon réseau – et par la même occasion montrer ses talents à un plus grand nombre. Comme quoi il ne faut rien négliger…


2) L’amoureux complice du crime


     Non, nous n’avons tué personne, contrairement aux nombreux morts dans la série. L’amoureux est mon complice, celui avec qui je m’entends à merveille et qui joue un rôle e-ssen-tiel dans ma vie.

     D’une part, il travaille. On peut alors se raconter nos dures journées, se soutenir l’un l’autre. Parler fait du bien. Se faire des bisous aussi, mais ça c’est une autre histoire. Le point à retenir ici, c’est qu’il peut, comme Carlos le fait avec Gabby, m’entretenir. Non je plaisante ! C’est surtout que grâce à ses efforts, il gagne de l’argent et, s’il est d’accord, il acceptera de me dépanner le jour où je n’aurai pas assez pour payer ce que je dois payer.

     D’autre part, il me fait du bien. STOP ! Ne lisez pas entre les lignes – même s’il m’en fait quand même. J’entends par faire du bien me soutenir, me rendre heureuse, me donner un équilibre. Il me soutient dans mes projets, en faisant mon site web par exemple, il me conseille sur mon entreprise, les décisions que je dois prendre, un peu comme le faisait Orson avec Bree, sans la jalousie. C’est important d’avoir quelqu’un qui croit en l’autre. C’est un risque que j’ai pris, je ne sais pas si j’aurais eu la force de continuer et je suis contente d’avoir un amour à mes côtés pour croire en moi et m’épauler, tout comme l’a fait Lynette avec Tom lorsqu’il a décidé d’ouvrir sa pizzeria.

     En résumé, il est irremplaçable et utile…


3) Des sous, des sous, des sous


     Tout comme Lynette et sa force de persuasion, Susan et ses talents, Bree et son succès et Gabby et… sa beauté ?, la carrière professionnelle est importante à mes yeux, même si être mère au foyer ne me dérangerait pas entre temps. Vous voyez, rendre service c’est mon truc, comme tous les voisins de Wisteria Lane. Alors comme la traduction est un service, je suis dans mon domaine de spécialité. C’est pour moi l’occasion de montrer mes capacités, mes acquis, mon expérience et tout le tintouin.

     Le travail joue un rôle essentiel dans l’épanouissement d’une personne, même si l’on passe d’un emploi à un autre. Vous avez pu le voir avec tous les personnages de la série. Et c’est ça qui me plait. Desperate Housewives montre la réalité. Peut-être que vous n’êtes pas d’accord, chers lecteurs. Tant pis, moi je suis du genre optimiste. Je pense aussi qu’on peut faire un break, une année de césure, prendre une toute autre direction ou ajouter une nouvelle corde à son arc, avoir un travail complémentaire, et que ça nous est bénéfique, tout est possible. Regardez Lynette. Ou Susan, qui était illustratrice de dessin au début de la série et a été professeure de dessin dans l’école de son fils par la suite. Si le premier rêve ne se réalise pas, la vie continue tout de même. Rien ne se perd, tout se transforme !


4) Je ne finirai pas à l’hôpital de Fairview !


     Fort heureusement, il ne m’est rien arrivé de grave au point de finir à l’hôpital comme ça semble être le cas pour tous les personnages des séries américaines. Mais ce n’est pas pour autant que je ne dois pas faire attention à ma santé. Car si je ne vais pas bien, comment passer huit heures par jour devant un ordinateur à taper des mots et des signes ?

     Pour être en forme, je dois donc d’abord bien manger et donc bien choisir les aliments puis bien cuisiner, comme Bree, la chef cuisinier et auteur d’un best-seller sur le sujet. Pour ce qui est des fourneaux, heureusement, j’ai mon amoureux… Et surtout, très important, il faut prendre un petit déjeuner pour bien commencer la journée ! Je dois ensuite faire du sport, comme Gabby qui fait du yoga ou encore Lynette qui court après ses gosses. Ça tombe bien je fais de la zumba. Se dépenser sur de la musique c’est très bénéfique pour le corps car rester assise devant son ordinateur toute la journée et ne pas avoir à marcher vite pour prendre le métro et/ou bus pour ne pas arriver en retard au travail n’est pas bon, ni drôle. C’est également bon pour le moral : le sport rend heureux à ce qui paraît. Une chose à ne pas négliger donc car quand je suis seule à la maison et/ou que je n’ai pas de travail, ce n’est pas facile tous les jours… Surtout quand on voit la montagne de tâches ménagères à faire !


5) Working Housewife


        Oui, je travaille depuis chez moi. Ce n’est pas pour autant qu’il y a du laisser aller. Explications.

     Je vous rassure déjà, je ne fais pas tout le boulot à la maison. Je contrôle un minimum qui fait quoi, rassurez-vous. Il se peut que parfois j’en fasse plus, mais c’est juste mon côté perfectionniste qui ressort, et puis l’amoureux m’aide beaucoup, vous l’aurez compris suite aux points 2 et 4. Si vous vous posez la question « Mais pourquoi ne pas laisser plus de tâches à ton amoureux ? », la réponse est simple : qui dit maison bien entretenue, dit esprit tranquille. Si je tiens bien ma maison, j’instaure un certain équilibre. Du coup je suis prête à travailler plus sereinement sur place. J’ai donc instauré un petit rituel avant de me mettre au travail : faire le lit, faire la vaisselle, ranger le bazar de la table etc. Oui je suis une petite ménagère.

     Et comme toute bonne ménagère, je ne dois pas non plus négliger mon apparence. Bravo les filles pour être toujours aussi belles toutes ces années, peu importe les circonstances ! Il faut prendre exemple sur elles ! Il est important de prendre soin de soi, de se bichonner, de se sentir belle. Pour le moral c’est vital. Il ne faut pas non plus négliger son apparence. Quitte à porter un jogging, il faut au moins essayer de ne pas porter le pyjama. Vous avez déjà vu Bree jardiner en survêt ? Ou Renee mal habillée tout court ? Non. Et bien vous comprendrez que bien s’habiller pour travailler, c’est partir du bon pied. Et le jour où j’aurais besoin d’une tenue spéciale pour rencontrer un client, je ferai peut-être appel à Twigoa !


    Alors est-ce que tous ces points m’aident à réussir dans ma vie ? Certainement. Mais est-ce que je réussis vraiment ? Justement, ils ne font que m’aider. La vie est un combat de tous les jours. Rien n’est vraiment acquis, il faut poursuivre les efforts pour arriver à avoir ce qu’il y a de mieux et pour nous, et pour ceux qui nous entourent. Peut-être publierai-je un livre, comme j’en ai toujours rêvé ? Ou peut-être que j’aurais l’opportunité de travailler à San Francisco, là où j’adorerais vivre ? Le mot clé ici est la persévérance, comme le dit une de mes auteurs préférés, Laurie Faria Stolarz. Ayez confiance en vous, battez-vous pour ce qui vous est cher et qui sait, vous ne finirez peut-être pas désespéré(e)…





Merci d’avoir lu l’article jusqu’au bout ! N’hésitez pas à donner votre avis, corriger mes fautes ou me parler de votre expérience dans les commentaires. J’aime lire, mais j’aime surtout VOUS lire !



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